Motivation et noyaux gris centraux – INCR

Motivation et noyaux gris centraux

Mis en ligne le 19 mars 2012

Compte tenu de la composante émotionnelle de la motivation, nous avons soulevé l'hypothèse d'un lien de causalité entre les modifications de la gestion des émotions après SCP du NST et l'émergence d'une apathie (baisse de motivation), démontrée pour la première fois par notre groupe. Nous n'avons pas trouvé de corrélation entre la baisse de reconnaissance de la peur et la réduction de la motivation, résultat suggérant la dualité des réseaux mis en jeu.

 

L'étude des corrélations entre la baisse motivationnelle et les modifications du métabolisme cérébral exploré en TEP-FDG chez 12 patients parkinsoniens ayant bénéficié d'une SCP du NST conforte l'hypothèse duale. Notre groupe a démontré une réduction du métabolisme du cortex cingulaire postérieur corrélé à une diminution de la motivation en post opératoire d'une SCP du NST, dans une région distincte du cortex orbitofrontal et de l'amygdale impliqués dans le déficit de reconnaissance faciale de la peur. La spécificité subthalamique de la réduction de la motivation après SCP est en cours d'étude chez 20 patients parkinsoniens bénéficiant d'une stimulation bilatérale du pallidum interne.Motivation et noyaux gris centraux.Fig1

Motivation et noyaux gris centraux.Fig2

 

Compte tenu de la prise de poids observée en post opératoire chez la plupart des patients parkinsoniens ayant bénéficié d'une SCP du NST, nous nous sommes intéressés à la motivation alimentaire en démontrant la spécificité subthalamique de ces modifications post opératoires, non observées après stimulation bipallidale. Les corrélats anatomo-fonctionnels de cette prise de poids sont en cours d'analyse en TEP-FDG chez 20 patients parkinsoniens stimulés en NST comparés à 20 patients parkinsoniens stimulés dans le pallidum interne.

Contrats obtenus dans le cadre cet axe de recherche :

- Appel d'offre 2003 du Comité de Recherche Clinique du CHU de Rennes : 14 k€

- Appel d'offre 2004 du Conseil Scientifique de la Faculté de Médecine de Rennes : 8.7 k€

- Financement industriel 2005 du laboratoire Medtronic : 90 k€