Polynévrites – INCR

Polynévrites

Mis en ligne le 15 mars 2012

Les neuropathies périphériques ou polynévrites sont liés à l'atteinte de la commande nerveuse du muscle. Elles sont fréquentes puisque leur prévalence est estimée à 2 à 3 % de la population générale et qu'elle atteint 8% des plus de 55 ans. Un tiers d'entre elles sont d'origine génétique (neuropathies de Charcot-Marie-Tooth), un tiers sont acquises (par exemple, lié au diabète), un tiers sont d'origine indéterminée.
 

Symptomatologie :
 

L'atteinte des nerfs périphériques se manifeste par

  •  des signes moteurs : paralysies et fonte musculaire (amyotrophie) de certains muscles
  •  des signes sensitifs : douleurs (engourdissements, coup d'aiguilles, décharges électriques...), troubles de la sensibilité avec diminution des sensations au froid, au chaud, à la piqûre ou au toucher.
  •  parfois des troubles neurovégétatifs : hypotension orthostatique, troubles vaso-moteurs...

Classification :
 

L'atteinte des nerfs périphériques peut être aigüe ou chronique, intéresser un ou plusieurs nerfs.

La souffrance d'un tronc nerveux, ou mononévrite, peut concerner par exemple le nerf facial (paralysie faciale périphérique), ou certains nerfs des membres (par exemple le nerf médian, provoquant ce que l'on appelle le syndrome du canal carpien).

L'atteinte de plusieurs troncs nerveux, de façon bilatérale et symétrique, souvent distale, entraîne une polynévrite.

La paralysie aigüe et qui intéresse troncs et racines nerveuses peut correspondre au syndrome de Guillain-Barré ou polyradiculonévrite aigüe.

Bilan à la recherche d'une étiologie :
 

Il comporte habituellement, outre l'examen clinique et les questions posées au patient, en des examens biologiques (prise de sang) et en un examen électrique permettant de mesurer les vitesses de conduction nerveuses et d'étudier les muscles (électroneuromyographie). Parfois d'autres examens plus spécialisés sont requis (ponction lombaire, imagerie, biopsie neuromusculaire...).

L'on pourra ainsi s'orienter vers :

  •  Une neuropathie métabolique (diabète, carence vitaminique, insuffisance rénale, hypothyroïdie...)
  •  Une neuropathie toxique (alcoolisme, prise de certains médicaments...)
  •  Une neuropathie infectieuse (Lyme, hépatites...) ou inflammatoire (maladies systémiques...)
  •  Une neuropathie génétique de type Charcot-Marie-Tooth
  •  Une neuropathie liée à d'autres causes...

Association de patients :
 

CMT France (Charcot-Marie-Tooth) : www.cmt-france.org/