Parkinson : 25 neurologues veulent changer la vie de leurs patients – INCR

Parkinson : 25 neurologues veulent changer la vie de leurs patients

Mis en ligne le 8 janvier 2015

Les neurologues disposent aujourd’hui d’un nouvel arsenal thérapeutique pour apporter des réponses efficaces dans la prise en charge des patients parkinsoniens, notamment au stade avancé de la maladie. Organisée par le laboratoire Aguettant et par l’Institut des Neurosciences Cliniques de Rennes, la première journée des Aguettant Parkinson Days a rassemblé il y a quelques semaines 25 neurologues.

Les Aguettant Parkinson Days sont des journées scientifiques nées de la rencontre du laboratoire français Aguettant et l’Institut des Neurosciences Cliniques de Rennes (INCR). Deux fois par an, elles ont pour objectif de rassembler des neurologues de ville et des neurologues hospitaliers qui souhaitent s’informer sur les dernières avancées dans la prise en charge médicamenteuse de leurs patients au stade avancé de la maladie de Parkinson.

La première rencontre des Aguettant Parkinson Days a eu lieu à Lyon, dans le cadre du Mama Shelter, l’hôtel tendance designé par Philippe Starck. 25 neurologues, venus de toutes les régions françaises, se sont retrouvés dans la soirée du mercredi 12 novembre 2014. Autour d’un dîner convivial, ils ont pu faire connaissance et rencontrer les intervenants de la journée du lendemain : le Professeur Marc Vérin, spécialiste de la maladie de Parkinson, Chef du service de neurologie du CHU de Rennes et membre fondateur de l’INCR, le Docteur Sophie Drapier, praticien hospitalier, responsable médicale d’une unité de soins du service de neurologie du CHU de Rennes et le Docteur Stéphanie Bannier, praticien hospitalier dans le service de neurologie du CH de Bayonne.

Le jeudi 13 novembre 2014, la journée scientifique a été ouverte par un mot d’accueil du Laboratoire Aguettant, suivi d’une courte présentation de l’INCR. Le Professeur Marc Vérin a d’abord dressé un bilan actualisé des connaissances sur la maladie de Parkinson et la clinique des fluctuations motrices. Puis, rappelant que « le destin du patient parkinsonien n’est pas d’être bloqué », il s’est employé à expliciter le concept de stimulation continue électrique, la stimulation cérébrale profonde, et chimique, le système Duodopa et la pompe à apomorphine, dont il a exposé les raisons de son renouveau, concluant son intervention par cette invitation à ses confrères : « Il faut désormais choisir le traitement en fonction des souhaits de vie du patient, non plus l'inverse, et agir selon les attentes du patient, qu'il soit jeune, citadin et actif ou retraité et vivant à la campagne. Dès lors que le traitement per os ne donne plus satisfaction, les autres options thérapeutiques doivent être rapidement envisagées, et proposés au choix du patient ».

La seconde intervention du Docteur Sophie Drapier a eu pour objectifs de présenter les résultats de l’étude scientifique OPTIPUMP dédiée à la pompe et de ses indications pour trois types de patients fluctuants. « Pourquoi ce regain de la pompe APOKINON, s’est interrogée Sophie Drapier ? Parce que la neurologie n’est plus contemplative mais résolument interventionnelle ! »

La dernière intervention de la matinée, celle du Docteur Stéphanie Bannier, a permis de préciser la place du stylo avant et pendant la pompe, résumée ainsi : « Le stylo APOKINON est le garde-fou lors de la survenue des fluctuations. »

L’après-midi a été entièrement consacrée à la pratique et aux échanges d’expériences. Accompagnés de deux infirmières d’éducation thérapeutiques du CHU de Rennes, les trois intervenants et les participants ont abordé sous forme d’ateliers tous les aspects permettant de suivre un patient sous stylo et pompe à apomorphine : la consultation neurologique initiale, l’éducation thérapeutique, la mise en route en pratique : débit, dilution, dose, adaptation du traitement oral, la gestion des effets indésirables, le suivi en pratique et les cas particuliers : le multi débit et la pompe la nuit.

Le bilan des participants, à la fin de la réunion a été particulièrement positif. Des participants convaincus que « la stimulation dopaminergique continue et l’utilisation de l’apomorphine bouleversent les certitudes d’hier dans la prise en charge des patients parkinsoniens » (Professeur Marc Vérin) et qu' « à chaque patient parkinsonien, sa stratégie thérapeutique » (devise du board Camina qui a réalisé l’étude OPTIPUMP).

 

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